La qualité d’intervention à domicile

Le public

Le public

La Qualité à Domicile, on a tous une idée de ce que c’est… mais est-ce la même ?

Le débat a eu lieu jeudi 8 janvier 2015 lors de 3 tables rondes qui ont permis un dialogue entre bénéficiaires et acteurs de l’accompagnement à domicile.

Il est rare en effet de laisser la parole aux personnes qui vivent l’accompagnement quotidien à domicile : c’est ce que souhaite faire Anjou Soins Services Accompagnement avec Les Rencontres du Domicile.

La Qualité est loin de se résumer à la certification AFNOR, elle couvre de nombreux domaines qui ont été abordés dans 3 tables rondes :

  • la Qualité au quotidien (dialogue entre intervenantes et bénéficiaires).
    Cet échange de pratiques très concret a montré notamment l’importance de la Qualité Relationnelle.
  • Comment bien partir des besoins de l’usager ? (débat entre assistante sociale, ergothérapeute et responsables de service)
    Comment assurer l’adéquation aux besoins ? Est-il possible de faire de la Qualité dans la période critique qu’est la sortie d’hospitalisation ?
  • Les facteurs clés de Qualité (Qualité, ressources humaines, etc.).
    L’apport de la Certification, la vision transversale du CG 49 et de l’ARS Pays de la Loire

Découvrez le compte-rendu des débats de chaque table ronde (liens ci-dessous) :

Vous pouvez aussi télécharger le compte rendu complet  (Pdf 7 pages).

Aider, être aidé, pas si facile !

Pour l’association, les réalités du soutien à domicile sont mal connues du grand public : c’est pourquoi elle organise les Pastille-rencontres-2014Rencontres du Domicile pour contribuer à faire dialoguer les bénéficiaires et les acteurs de l’accompagnement à domicile.
Le 2ème débat organisé a permis de faire le point sur la relation d’aide vue du côté des usagers, des aidants familiaux et du côté des salariés.

Retrouvez dans cet espace l’expression de chacun et les débats avec les 250 participants de cet échange du 30 janvier 2014, au Centre Jean Vilar d’Angers.

Visions croisées aidant familial – aidant professionnel

La relation d’aide : l’apport de  Romain PAGER, Psychologue
Se faire aider : quels mécanismes d’acceptation ou de résistance ? Comment les professionnels peuvent-ils se positionner ? Quels ressorts psychologiques dans la relation d’aide ?

En conclusion, Chantal APPARAILLY, responsable du réseau de santé PASS’AGE a souligné l’intérêt d’avoir dans le même après-midi des personnes aidées, des proches et des professionnels. On peut remarquer le cheminement indispensable chez les personnes aidées, mais aussi l’apprivoisement réciproque entre les bénéficiaires et les salariés.
Vous pouvez retrouver l’ensemble du compte-rendu des débats (pdf 8 pages ci-dessous) avec le détail de la conclusion.PDF

La bientraitance

Dans le cadre de sa démarche Qualité, Anjou Soins Services Accompagnement a développé une approche personnalisée de la Bientraitance, afin de s’approprier concrètement ce concept parfois un peu théorique.
Durant 1 mois, tous les salariés de l’association ont pris le temps de réfléchir à ce que représente la bientraitance au quotidien dans les métiers d’aide et de soins à domicile.

Une définition simple

La Bientraitance est une culture professionnelle qui guide les actions individuelles et les relations collectives pour promouvoir le bien-être de la personne aidée.
C’est avant tout une culture du respect de la personne aidée.
C’est aussi une manière d’être des professionnels : s’adapter à l’autre, personnaliser son intervention, travailler avec une intention positive, garder à l’esprit le risque de maltraitance.
Synthèse de la définition publiée en 2008 par l’ANESM (Agence Nationale de l’Évaluation et de la qualité des établissements et services Sociaux et Médico-sociaux).

Est-ce nouveau à l’association ?

Non, car les services travaillent depuis longtemps dans une optique de Bientraitance. Cependant, la démarche Qualité incite chaque professionnelle à réfléchir avec ses collègues à sa pratique quotidienne.

Les fondements de la Bientraitance :

  • La compétence technique et relationnelle
  • La déontologie (le respect des droits et liberté des personnes aidées)
  • La conscience de son action professionnelle
  • La vigilance vis-à-vis de l’état de santé des personnes fragiles
  • La notion d’équipe
  • La vigilance sur tout acte maltraitant et le signalement à sa responsable.

Chacun pour son métier a réfléchi à la façon d’être bientraitant dans les situations de travail courantes (cf. repas, relation, responsabilité).

 

La coopération aide et soins

Une enquête auprès des familles

Suite à la volonté de l’association de mieux coordonner les services d’aide et de soins existants à l’association, une enquête a été menée auprès de 12 familles bénéficiant des 2 services pour recueillir leur analyse sur la qualité et l’organisation des prestations.
Les entretiens réalisés en octobre 2012 ont montré la satisfaction des patients pour le fonctionnement de chacun des 2 services … et leur constat d’un certain manque de transmission entre les auxiliaires de vie sociale (AVS) et les aides-soignantes (AS).

Des groupes de travail ont donc planché sur les moyens d’améliorer les transmissions d’informations et la coopération entre AVS et AS.

Le projet SPASAD

La coopération des métiers ne peut se faire que dans la clarification des limites de métier des AVS et des AS.  Un groupe de travail a donc élaboré des repères pour ces deux métiers pour mieux définir les tâches incombant à chacun.

Il n’est pas possible de faire voisiner à domicile plusieurs classeurs de liaison. Un groupe de travail a créé un outil unique à domicile pour toutes les intervenantes (le dossier de soins devient le dossier Aide & Soins).

Pour faciliter le travail d’équipe, il est important que les AVS et les AS puissent avoir précisément les tâches réalisées par leurs collègues la veille, le matin même ou la semaine précédente. C’est pourquoi un outil de traçabilité plus complet a été développé pour les AVS.

La formation commune aux AVS et aux AS permet d’apprendre à travailler avec ces nouveaux outils.

Du côté des responsables, un groupe de travail a réfléchi sur la notion « d’évaluation conjointe » déterminée par l’article D312-7 du Code de l’Action Sociale et des Familles qui définit les SPASAD. Une procédure de réponse coordonnée aux besoins d’une famille a été définie, ainsi que la préparation d’un projet individualisé d’aide, d’accompagnement et de soins à élaborer avec le patient.

Grâce à ces moyens, Anjou Soins Services Accompagnement est reconnue comme SPASAD par l’Agence Régionale de Santé et le Conseil Départemental.